Les Océans et nous: Avantages et Défis

16 06 2017

Si no sabes pregar, va por el mar.

“Si tu ne sais pas prier, va sur la mer”

Miguel de CERVANTES, Don Quichotte à Sancho Pança.

«La grande aventure de l’Atlantique a commencé voici cinq ou six milliards d’années. ‘’Dieu dit : Qu’il y ait un firmament entre les eaux et qu’il sépare les eaux des eaux. Dieu dit : Que les oiseaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent et que le sec apparaisse’’. Le langage poétique imagé de la genèse préfigure étrangement les conclusions des géologues modernes. […] L’Atlantique est le premier océan dont le nom apparaisse dans une tradition humaine. Ses premiers aventuriers ont-ils été les Atlantes ? L’Atlantide, foyer d’une civilisation unique en son temps, a-t-elle existé ? Plus de cinq mille ouvrages ont été écrits sur elle, et le mystère demeure. Il demeure d’actualité car des éléments nouveaux ont été versés au dossier. […] ‘’L’Atlantide se trouvait dans la Mer Totale […], près d’un passage que vous, les Grecs, appelez les Colonnes d’Héraclès’’. »

Georges Blond, La Grande aventure des Océans.

Les deux citations en épigraphe, révèlent le caractère fantasmé et mystérieux des océans. Terra incognita jusqu’à un passé récent, les océans, du moins les fonds marins constituent les derniers recoins de l’humanité à coloniser par l’homme. A peine son mystère décrypté, la mer s’impose comme le dernier espoir d’une humanité en interrogation sur son devenir et en passe de finitude de ses moyens d’existence et de subsistance. C’est d’ailleurs à juste titre que le thème retenu cette année pour célébrer la journée mondiale des océans porte le slogan alerteur de : notre planète, notre avenir. C’est dans les océans que l’aventure humaine a débuté !

Un rôle planétaire

Les océans représentent plus de la moitié de la biosphère, soit 71% de la superficie de la planète terre et contribuent grandement à la qualité de vie des hommes. Ils ont plusieurs enjeux et défis : enjeu de développement et de sécurité alimentaire, enjeu médical, enjeu écologique et climatique, défis de la pérennisation des ressources, défis de la santé des écosystèmes marins, défis de l’éducation à l’environnement.  L’enjeu de la mer pour l’humanité est lié à son rôle dans l’équilibre environnemental au niveau global, à la sécurité alimentaire pour des centaines de millions de personnes, à son apport décisif dans la lutte contre la maladie etc. En effet, la biologie des océans participe efficacement à la régulation climatique et à l’atténuation des effets des changements climatiques en cours. Le plancton, un des écosystèmes les plus complexes du monde marin, est d’abord un acteur fondamental pour le vivant car il produit plus de la moitié de l’oxygène de la biosphère. Ensuite, il lutte contre le réchauffement global par sa capacité à absorber le gaz à effet de serre et enfin les organismes vivants planctoniques participent à l’atténuation de la montée des eaux en stabilisant les températures. En clair, les océans apparaissent comme des acteurs discrets et déterminants de la lutte contre les changements climatiques.

Une mission de développement aux services des États et des populations

L’enjeu des océans est aussi humain et économique. Une grande proportion de la population mondiale dépend directement des océans. Dans l’écorégion des Rivières du Sud (Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée, Sierra Léone) par exemple, l’Atlantique conditionne et modèle les vies. Il (océan) fournit l’essentiel des apports protéiniques aux populations et des milliers de personnes subviennent à leur besoin grâce à la pêche artisanal. L’agriculture (riziculture, riziculture de mangrove), la pêche, le tourisme, le transport maritime fournissent aux États une bonne partie de leurs ressources et contribuent au développement économique.

 Rive sud

L’océan est aussi appelé à jouer un rôle important dans les projections futures des États littoraux. Les projets de développement ou d’émergence envisagés par les États (Plan Sénégal Émergent pour le Sénégal, Terra Ranka pour la Guinée-Bissau) pourraient s’appuyer sur les ressources minérales et pétrolières en mer. D’importantes découvertes de gisements de pétroles et de gaz au large du Sénégal et de la Mauritanie augurent un avenir prometteur, d’autres prospections prometteuses sont signalées en Guinée-Bissau et en Guinée.

Nombre de ressources liées à l’eau sont aussi mobilisables pour le développement : sources d’eau douce, sources d’énergie primaire basées sur le gradient thermique ou sur l’énergie des houles et des vagues. L’océan peut aussi constituer une alternative alimentaire et médicale pour l’humanité car il contient des antibiotiques naturels et très riches en vitamines et en oligo-éléments, l’océan regorge aussi d’espèces utiles comme le poisson, les crustacés pour l’alimentation.

La mer offre ainsi d’énormes potentialités de développement aux États et aux populations ; tout comme elle doit faire face à des risques graves qui peuvent compromettre l’accès durable aux ressources halieutiques.

Un bien commun à protéger

Les défis des océans sont énormes et sont essentiellement liés à la dégradation du milieu marin consécutive aux activités humaines, aux modes de vie (urbanisation surtout), ce qui à terme peut se traduire par la dégradation des écosystèmes végétaux littoraux (mangrove), la perte du plancton (disparition ou raréfaction du poisson), la pollution des fonds marins et la contamination des récifs coralliens.

Aujourd’hui il est plus qu’urgent de protéger les océans en s’appuyant sur trois leviers :                                                   Mangrove du littoral Bissau-guinéenCrédit photo : Pierre Campredon/UICN Guinée-Bissau

a) Sensibiliser les sociétés en leur proposant des alternatives techniques simples et durables : il s’agit de promouvoir des solutions basées sur la nature comme les foyers améliorés, le sel solaire afin de réduire les impacts humains sur les mangroves et parer à la destruction des planctons et des stocks de poisson ;

b) Préparer les jeunes à l’éco-citoyenneté par l’éducation à l’environnement : en introduisant la problématique environnementale dans les curricula, en contribuant aux changements de mentalités et d’attitudes vis-à-vis de l’environnement et, en concourant à l’adoption de comportements écologiques (tri et gestion des ordures par exemple). L’exemple du Programme Régional d’Éducation à l’Environnement (PREE) de l’UICN qui vise l’introduction de l’éducation à l’environnement dans les curricula de la Mauritanie, du Sénégal, du Cabo Verde, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Guinée et de la Sierra Léone, doit être renforcé puis démultiplié dans plusieurs espaces éco-géographiques à fortes similarités ;

DSCF3644 (2) Crédit Photo : SANKA Jean-Louis, UICN/Guinée-Bissau

c) Promouvoir de bonnes pratiques dans l’extraction minières et pétrolières en mer : organiser la société civile et les populations des sites d’exploitation minière pour qu’elles soient les garde-fous des mauvaises pratiques ; les outiller pour qu’elles puissent mettre en avant leurs intérêts et droits environnementaux face aux multinationales. En ce sens, le modèle du Groupe de Travail sur le Pétrole et autres Industries Extractives (GTPIE) de l’UICN Guinée-Bissau, regroupant les acteurs de la société civile, les populations des sites miniers, le gouvernement et les multinationales en charge de l’exploitation minière, mérite d’être répandu afin de parer aux conséquences désastreuses de l’exploitation des ressources, en particulier le maintien de la santé des écosystèmes marins.

petrolle

Jean-Louis SANKA, PhD

Coordonnateur de PREE, UICN

 

 

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Israél-Palestine: peut-on revenir aux Frontières de 1967?

29 07 2013
Maale Adoumim fait partie des blocs d’implantation qu’Israël voudrait annexer. © REUTERS

DECRYPTAGE – Deux spécialistes du Proche-Orient expliquent à Europe1.fr les enjeux posés par Obama.

La visite de Benjamin Netanyahou aux Etats-Unis se déroule dans un contexte tendu, après le discours de Barack Obama jeudi dernier. Un Etat palestinien, basé sur les frontières de 1967. Voilà l’objectif que doivent atteindre Israéliens et Palestiniens, selon le président américain. Pas question, a répété Netanyahou devant le congrès américain mercredi.

Europe1.fr a demandé leur éclairage à Frédéric Encel et Alain Dieckhoff, deux spécialistes du Proche-Orient. Frédéric Encel est maître de conférence à Sciences Po Paris et à l’IPJ. Il est l’auteur de l’Atlas géopolitique d’Israël (éditions Autrement). Alain Dieckhoff est directeur de recherches au Ceri-Sciences Po. Il a écrit Le conflit israélo-arabe (éditions Armand Colin).

Europe1.fr : Quelles sont les « frontières

Maale Adoumim fait partie des blocs d’implantation qu’Israël voudrait annexer. © REUTERS

DECRYPTAGE – Deux spécialistes du Proche-Orient expliquent à Europe1.fr les enjeux posés par Obama.

La visite de Benjamin Netanyahou aux Etats-Unis se déroule dans un contexte tendu, après le discours de Barack Obama jeudi dernier. Un Etat palestinien, basé sur les frontières de 1967. Voilà l’objectif que doivent atteindre Israéliens et Palestiniens, selon le président américain. Pas question, a répété Netanyahou devant le congrès américain mercredi.

Europe1.fr a demandé leur éclairage à Frédéric Encel et Alain Dieckhoff, deux spécialistes du Proche-Orient. Frédéric Encel est maître de conférence à Sciences Po Paris et à l’IPJ. Il est l’auteur de l’Atlas géopolitique d’Israël (éditions Autrement). Alain Dieckhoff est directeur de recherches au Ceri-Sciences Po. Il a écrit Le conflit israélo-arabe (éditions Armand Colin).

Europe1.fr : Quelles sont les « frontières de 1967 » évoquées par Barack Obama ?

Frédéric Encel : « Il s’agit des frontières entre Israël, l’Egypte et la Jordanie du 4 juin 1967, c’est-à-dire avant la Guerre des Six Jours. Pendant cette guerre, Israël conquiert la Cisjordanie – qui inclut Jérusalem est – Gaza, le Golan et le Sinaï. Israël a restitué le Sinaï à l’Egypte après les accords de Camp David en 1978, et le Golan est une histoire israélo-syrienne – les Palestiniens ne sont pas concernés. Enfin, en 2005, la bande de Gaza a été évacuée. Le dossier principal ne concerne donc plus que la Cisjordanie, un territoire d’environ 5.500 km², grand comme un département français. »

« On ne reviendra peut-être pas à cette ligne, mais il faut partir de là. »

Europe1.fr : Pourquoi ces frontières représentent-elles un tel enjeu aujourd’hui ?

Alain Dieckhoff : « Israël veut inclure le maximum de territoire à l’intérieur de son Etat. Elle veut donc négocier le plus possible cette ligne de 1967. Les Palestiniens ont la position inverse : ils veulent un Etat viable et donc une continuité territoriale. Pour eux, la négociation ne peut se faire qu’à la marge. C’est aussi la position de la communauté internationale. On ne reviendra peut-être pas nécessairement à cette ligne, mais il faut partir de là. »

Frédéric Encel : « Quand Obama parle d’un compromis basé sur les frontières de 1967, il évoque clairement les quatre blocs d’implantation principaux qu’Israël souhaite annexer. Ces blocs représentent environ 10% du territoire. Mais les Palestiniens, eux, veulent procéder à un échange de territoires. Ca n’est pas idiot ! C’est ce qui a déjà été négocié à Camp David 2. »

« Obama n’a jamais brandi la moindre menace de sanction »

Europe1.fr : Pourquoi Obama a-t-il évoqué ce sujet sensible juste avant la visite de Netanyahou ?

Alain Dieckhoff : « C’est une tempête dans un verre d’eau. En réalité, la référence n’a rien de neuf. Obama réaffirme une position qui n’est pas nouvelle mais qui était moins affirmée sous George W. Bush. Il place juste Netanyahou devant ses responsabilités. »

Frédéric Encel : « Sur le fond rien ne change, ça n’est pas la première fois qu’un président américain met la pression aux Israéliens en parlant des frontières. C’est plutôt la forme du discours d’Obama qui est étonnante car derrière, il n’y a aucune menace. Les rectifications de frontières seront à négocier entre Israéliens et Palestiniens, donc ça ne les contraint à rien. S’il n’y arrivent pas, ça restera lettre morte. Contrairement à certains de ses prédécesseurs, Obama n’a jamais brandi la moindre menace de sanction, économique ou diplomatique. »

de 1967″ évoquées par Barack Obama ?

Frédéric Encel : « Il s’agit des frontières entre Israël, l’Egypte et la Jordanie du 4 juin 1967, c’est-à-dire avant la Guerre des Six Jours. Pendant cette guerre, Israël conquiert la Cisjordanie – qui inclut Jérusalem est – Gaza, le Golan et le Sinaï. Israël a restitué le Sinaï à l’Egypte après les accords de Camp David en 1978, et le Golan est une histoire israélo-syrienne – les Palestiniens ne sont pas concernés. Enfin, en 2005, la bande de Gaza a été évacuée. Le dossier principal ne concerne donc plus que la Cisjordanie, un territoire d’environ 5.500 km², grand comme un département français. »

« On ne reviendra peut-être pas à cette ligne, mais il faut partir de là. »

Europe1.fr : Pourquoi ces frontières représentent-elles un tel enjeu aujourd’hui ?

Alain Dieckhoff : « Israël veut inclure le maximum de territoire à l’intérieur de son Etat. Elle veut donc négocier le plus possible cette ligne de 1967. Les Palestiniens ont la position inverse : ils veulent un Etat viable et donc une continuité territoriale. Pour eux, la négociation ne peut se faire qu’à la marge. C’est aussi la position de la communauté internationale. On ne reviendra peut-être pas nécessairement à cette ligne, mais il faut partir de là. »

Frédéric Encel : « Quand Obama parle d’un compromis basé sur les frontières de 1967, il évoque clairement les quatre blocs d’implantation principaux qu’Israël souhaite annexer. Ces blocs représentent environ 10% du territoire. Mais les Palestiniens, eux, veulent procéder à un échange de territoires. Ca n’est pas idiot ! C’est ce qui a déjà été négocié à Camp David 2. »

« Obama n’a jamais brandi la moindre menace de sanction »

Europe1.fr : Pourquoi Obama a-t-il évoqué ce sujet sensible juste avant la visite de Netanyahou ?

Alain Dieckhoff : « C’est une tempête dans un verre d’eau. En réalité, la référence n’a rien de neuf. Obama réaffirme une position qui n’est pas nouvelle mais qui était moins affirmée sous George W. Bush. Il place juste Netanyahou devant ses responsabilités. »

Frédéric Encel :« Sur le fond rien ne change, ça n’est pas la première fois qu’un président américain met la pression aux Israéliens en parlant des frontières. C’est plutôt la forme du discours d’Obama qui est étonnante car derrière, il n’y a aucune menace. Les rectifications de frontières seront à négocier entre Israéliens et Palestiniens, donc ça ne les contraint à rien. S’il n’y arrivent pas, ça restera lettre morte. Contrairement à certains de ses prédécesseurs, Obama n’a jamais brandi la moindre menace de sanction, économique ou diplomatique. »

Maale Adoumim fait partie des blocs d’implantation qu’Israël voudrait annexer. © REUTERS

DECRYPTAGE – Deux spécialistes du Proche-Orient expliquent à Europe1.fr les enjeux posés par Obama.

La visite de Benjamin Netanyahou aux Etats-Unis se déroule dans un contexte tendu, après le discours de Barack Obama jeudi dernier. Un Etat palestinien, basé sur les frontières de 1967. Voilà l’objectif que doivent atteindre Israéliens et Palestiniens, selon le président américain. Pas question, a répété Netanyahou devant le congrès américain mercredi.

Europe1.fr a demandé leur éclairage à Frédéric Encel et Alain Dieckhoff, deux spécialistes du Proche-Orient. Frédéric Encel est maître de conférence à Sciences Po Paris et à l’IPJ. Il est l’auteur de l’Atlas géopolitique d’Israël (éditions Autrement). Alain Dieckhoff est directeur de recherches au Ceri-Sciences Po. Il a écrit Le conflit israélo-arabe (éditions Armand Colin).

Europe1.fr : Quelles sont les « frontières de 1967 » évoquées par Barack Obama ?

Frédéric Encel : « Il s’agit des frontières entre Israël, l’Egypte et la Jordanie du 4 juin 1967, c’est-à-dire avant la Guerre des Six Jours. Pendant cette guerre, Israël conquiert la Cisjordanie – qui inclut Jérusalem est – Gaza, le Golan et le Sinaï. Israël a restitué le Sinaï à l’Egypte après les accords de Camp David en 1978, et le Golan est une histoire israélo-syrienne – les Palestiniens ne sont pas concernés. Enfin, en 2005, la bande de Gaza a été évacuée. Le dossier principal ne concerne donc plus que la Cisjordanie, un territoire d’environ 5.500 km², grand comme un département français. »

« On ne reviendra peut-être pas à cette ligne, mais il faut partir de là. »

Europe1.fr : Pourquoi ces frontières représentent-elles un tel enjeu aujourd’hui ?

Alain Dieckhoff : « Israël veut inclure le maximum de territoire à l’intérieur de son Etat. Elle veut donc négocier le plus possible cette ligne de 1967. Les Palestiniens ont la position inverse : ils veulent un Etat viable et donc une continuité territoriale. Pour eux, la négociation ne peut se faire qu’à la marge. C’est aussi la position de la communauté internationale. On ne reviendra peut-être pas nécessairement à cette ligne, mais il faut partir de là. »

Frédéric Encel : « Quand Obama parle d’un compromis basé sur les frontières de 1967, il évoque clairement les quatre blocs d’implantation principaux qu’Israël souhaite annexer. Ces blocs représentent environ 10% du territoire. Mais les Palestiniens, eux, veulent procéder à un échange de territoires. Ca n’est pas idiot ! C’est ce qui a déjà été négocié à Camp David 2. »

« Obama n’a jamais brandi la moindre menace de sanction »

Europe1.fr : Pourquoi Obama a-t-il évoqué ce sujet sensible juste avant la visite de Netanyahou ?

Alain Dieckhoff : « C’est une tempête dans un verre d’eau. En réalité, la référence n’a rien de neuf. Obama réaffirme une position qui n’est pas nouvelle mais qui était moins affirmée sous George W. Bush. Il place juste Netanyahou devant ses responsabilités. »

Frédéric Encel : « Sur le fond rien ne change, ça n’est pas la première fois qu’un président américain met la pression aux Israéliens en parlant des frontières. C’est plutôt la forme du discours d’Obama qui est étonnante car derrière, il n’y a aucune menace. Les rectifications de frontières seront à négocier entre Israéliens et Palestiniens, donc ça ne les contraint à rien. S’il n’y arrivent pas, ça restera lettre morte. Contrairement à certains de ses prédécesseurs, Obama n’a jamais brandi la moindre menace de sanction, économique ou diplomatique. »





Bienvenue sur le blog Penser la limite

25 03 2010

Nous débutons ce blog à l’initiative d’étudiants doctorants ou jeunes docteurs du Laboratoire ADES (Bordeaux) réunis autour de D. Retaillé. Si l’Afrique est au départ, c’est que là la transposition de la seule figure de la frontière comme limite est non seulement parfaitement non conforme aux réalités africaines mais qu’elle y a produit suffisamment de désastres pour que l’on puisse affirmer qu’un espace des représentations exprime le champ d’un pouvoir… et que les géographes sont partie prenante dans la fabrication de cet espace des représentations.